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Dans cet épisode, nous recevons la chirurgienne plastique Dr Barbara Craggs. Nous révélons les trois traitements esthétiques les plus demandés et discutons de l’impact des réseaux sociaux. Le rôle des hormones bio-identiques, de l’entraînement musculaire et des compléments alimentaires est également abordé. Une conversation ouverte et honnête qui montre que la beauté ne s’arrête pas à la ménopause, mais qu’elle peut évoluer vers plus de force et de confiance en soi.
Barbara Craggs est chirurgienne plastique, reconstructrice et esthétique. Elle travaille à l’hôpital Saint-Vincentius–Maria Middelares à Deinze et exerce également en cabinet privé.
Sa patientèle est principalement féminine, qu’il s’agisse de cas médicaux ou de raisons esthétiques.
Dr Craggs explique qu’elle comprend de mieux en mieux ses patientes à mesure qu’elle vieillit elle-même. La plupart sont réalistes et veulent avant tout vieillir en beauté. Pourtant, les réseaux sociaux créent souvent des attentes irréalistes.
« Les réseaux sociaux diffusent beaucoup de fausses informations. En tant que médecins et professionnels de santé, nous devons veiller à ce que tout le monde ait accès à des informations fiables », dit Dr Craggs.
Pendant la ménopause, le corps change. La peau et la graisse perdent de leur fermeté, et le visage passe d’une forme en V à une forme en V inversée. Dr Craggs : « On peut d’abord corriger cela avec des injectables. Si cela ne suffit plus, on peut envisager un lifting ou une correction chirurgicale pour raffermir la mâchoire. Le cou, chez beaucoup de femmes, est aussi une zone difficile. »
Il est essentiel de conserver une harmonie globale. Si l’on a eu du Botox pendant des années, il peut y avoir un déséquilibre entre le haut et le bas du visage : lisse en haut, affaissé en bas. « Dans ce cas, il vaut mieux réduire ou arrêter temporairement le Botox pour rétablir l’équilibre », explique Dr Craggs. « Ou bien intervenir sur le bas du visage pour redistribuer les volumes. »
Amandine remarque qu’un lifting donne souvent de très beaux résultats, mais que les mains peuvent trahir l’âge.
Dr Craggs : « Tout ce qu’on fait pour le visage est possible pour les mains. D’abord, la prévention – appliquer chaque jour un SPF 50 –, puis les traitements : laser CO₂ contre les taches pigmentaires, fillers et biostimulateurs. En combinant ces trois techniques, vos mains vieilliront aussi joliment que votre visage. »
Un traitement par hormones bio-identiques ralentit le vieillissement cutané pendant la ménopause : moins de rides, moins de relâchement. Le mode de vie reste toutefois essentiel : le tabac et le soleil sont les pires ennemis, tandis que l’activité physique – cardio et musculation – aide à prévenir l’ostéoporose.
Amandine : « Les hormones bio-identiques ont aussi un effet positif sur l’ostéoporose et le bien-être mental. Malheureusement, beaucoup de femmes ont encore peur de les utiliser. »
Les « ailes de chauve-souris », ou bras flasques : personne ne les veut, mais sont-elles inévitables ? Dr Craggs : « Si vous ne prenez pas beaucoup de poids, vos bras ne s’alourdiront pas. Certaines femmes, génétiquement, ont toutefois une peau plus relâchée sous les bras. Les exercices musculaires améliorent un peu la tonicité, mais pas la peau elle-même. »
« Si cela devient vraiment gênant, on peut envisager une chirurgie : liposuccion combinée à une ablation de l’excès de peau – mais cela laisse une grande cicatrice. »
Dr Craggs ne répond pas à toutes les demandes. Elle cherche toujours à comprendre les motivations profondes.
« Une augmentation mammaire pour sauver une relation, ce n’est pas une bonne raison. Si une patiente subit une pression de son partenaire ou agit par manque d’estime d’elle-même, c’est un signal d’alarme. »
Elle suggère parfois de changer de style vestimentaire plutôt que de passer par la chirurgie. « Beaucoup de femmes mûres sont magnifiques sans Botox ni chirurgie. Elles se sentent bien dans leur peau et savent ce qu’elles veulent. » L’important est de s’accepter. « Et n’oubliez pas : personne n’est parfait, pas même celles que vous suivez sur les réseaux sociaux. »
Dr Craggs est elle-même active sur les réseaux sociaux, pour y diffuser des informations fiables. Contrairement à ce qu’on y voit, la chirurgie plastique n’est pas une “pause entre deux soirées”. Ce sont de vraies opérations sous anesthésie, avec une convalescence parfois difficile.
« Le corps a besoin de temps pour récupérer », souligne Dr Craggs. « Parfois, il faut procéder par étapes. Cela surprend beaucoup de gens, car notre société veut des résultats instantanés. »
L’alimentation joue aussi un rôle clé dans le vieillissement cutané. Pourtant, nous manquons souvent de temps pour cuisiner sainement. De plus, beaucoup de vitamines se perdent à la cuisson ou à la conservation, et les sols appauvris contiennent moins de nutriments qu’il y a 50 ans.
« Même les personnes qui mangent sainement peuvent avoir des carences », note Dr Craggs.
Amandine confirme : « Une alimentation saine ne suffit plus aujourd’hui, nos besoins ont changé. »
Le stress réduit la vitamine B12, essentielle à l’énergie féminine. La vitamine D et l’acide folique sont aussi cruciaux.
« Si vos besoins sont plus élevés, les suppléments peuvent être utiles – mais ils ne remplacent jamais une bonne alimentation et l’exercice. Tout est question d’équilibre. »